23/06/2022

Chiffres Cles 3 (3)

23/06/2022

L’actionnariat salarié, clé de voûte du Groupe Fondasol

Depuis mai 2022, 97% des salariés du Groupe Fondasol sont actionnaires du Groupe Fondasol, dont ils possèdent plus de 75% du capital.

Olivier Sorin et Caroline Notre Dame, respectivement Président Directeur Général et Directrice Administrative et Financière du Groupe Fondasol, nous livrent leurs motivations à embrasser le modèle de l’actionnariat salarié, et à élargir cette approche résolument atypique et encore unique en France à l’ensemble des salariés.

Pourquoi cette volonté d’associer tous vos salariés au capital du Groupe?

Olivier Sorin: Si nous avons choisi ce modèle, c’est qu’il nous semble le plus juste et le plus équitable. Nous n’aurions su en choisir un autre. Cet actionnariat massif loin des répartitions cosmétiques promet un partage de la valeur créée bien au-delà de la seule redistribution salariale du travail. Il forge un collectif plus solide dans une période encline aux fissures de notre temps. Il oblige et responsabilise mais il doit nous rendre plus fiers et inventifs aussi, pour continuer de créer ce qui n’existe pas encore.

Caroline Notre Dame: Avec l’actionnariat salarié, nous souhaitons impliquer directement nos collaborateurs dans les résultats, mais aussi dans la gouvernance du Groupe. Notre volonté est ainsi de pouvoir mettre en place les actions nécessaires pour conforter notre position et assurer notre pérennité en toute indépendance.

Comment impliquez-vous les salariés dans la gouvernance?

Caroline Notre Dame: Puisque le modèle capitalistique de l’actionnariat salarié implique les salariés, il nous semblait aller de soi de repenser la gouvernance et d’intégrer la voix des salariés au sein d’un Comité de Direction élargi. Nous mettons également en place des rendez-vous de l’actionnariat salarié. Nous souhaitons ainsi renforcer la transparence et nourrir les échanges sur les décisions stratégiques qui façonneront notre entreprise demain.

Olivier Sorin: A mon sens, l’actionnariat salarié est un nouveau contrat social, par-dessus même le contrat de travail qui lie l’employeur et l’employé. De ce fait, il est en mesure de réunir les forces de l’entreprise dans une vision de long terme où le travail ET le capital constituent deux piliers traités sur un même pied d’égalité.

Interview Croisee

Quelles ont été les grandes étapes de la mise en place de l’actionnariat salarié?

Olivier Sorin: Il faut remonter en 1996. Cette année-là, Charles Saint-Rémy Pellissier, fondateur de Fondasol, cède l’entreprise à un fonds d’investissement. Fondasol, jusqu’alors familiale, entre alors dans un nouveau modèle capitalistique.

Au cours des deux décennies suivantes, des collaborateurs de plus en plus nombreux sont progressivement devenus actionnaires. Bien avant l’aspect pécuniaire, ces salariés offraient leur confiance en l’entreprise.

Caroline Notre Dame: En 2017, nous avons saisi l’opportunité d’une nouvelle opération capitalistique pour élargir les bases d’un actionnariat salarié jusqu’alors diffus. A l’issue de l’opération, 200 salariés actionnaires ont pris 60% du capital de l’entreprise, avant d’augmenter leur participation à plus de 75% en décembre 2021, marquant une nouvelle fois l’appétence de celles et ceux qui font la valeur du Groupe à croire en leur avenir et en ce modèle de gouvernance atypique.

En parallèle, nous nous sommes appuyés sur la loi PACTE pour aller encore plus loin, avec l’ouverture en mai 2022 d’un Fonds Commun de Placement en Entreprise Fondasol (FCPE) et la distribution d’actions gratuites à l’ensemble des salariés éligibles du Groupe.

Olivier Sorin: Notre approche de l’actionnariat salarié est résolument inclusive. C’est pourquoi il était essentiel pour nous d’amorcer, pour tous les salariés, ce processus actionnarial dont certains étaient éloignés jusqu’alors.

Pourquoi pas 100% des collaborateurs?

Caroline Notre Dame. Tout simplement du fait des dispositifs réglementaires en place dans les pays où nous sommes présents. Nous avons ainsi pu déployer l’actionnariat salarié auprès de l’ensemble de nos salariés en France, au Luxembourg et au Canada. La législation ne nous l’a malheureusement pas permis au Maroc et au Sénégal.

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